10 % de reprise en Bourse

Pendant que la presse et autres observateurs se déchaînent d’un bout à l’autre du pays contre les mesures de support économique annoncés hier par le ministre fédéral des Finances Jim Flaherty, pendant que des milliers d’investisseurs se demandent maintenant quoi faire avec leurs actions de BCE (j’y reviendrai dans le bulletin de la semaine prochaine), et pendant que des centaines de grandes entreprises comme la Banque Nationale ici et Rio Tinto Alcan ailleurs, continuent d’alléger leurs listes d’employés, plus personne apparemment ne jette un coup d’œil sur les marché boursiers. Et pourtant, mine de rien, les cinq dernières séances sur les parquets nord-américains, ont permis de regagner quelque 10 % du terrain perdu au cours des derniers mois.

Alors si votre portefeuille a plongé de 20, 30 ou 40 % entre la mi-septembre et la mi-novembre, prenez votre mal en patience. La reprise boursière semble bien vouloir tenir la route, cette fois-ci.

On parle habituellement de reprise économique ou boursière, durant la période de rattrapage qui doit nous ramener vers les derniers sommets visités. Si l’escalade se poursuit par la suite, on parlera alors de croissance.

L’amorce de reprise constatée depuis quelques jours, ne signifie pas qu’il n’y aura plus de reculs. En période de reprise ou de croissance, on voit toujours des journées de repli, surtout quand les marchés ont monté un peu trop vite au cours des jours précédents. Mais on constate que la reprise ou la croissance se poursuit, quand on voit que les hausses l’emportent de plus en plus sur les baisses.

Mais là aussi il faut savoir compter. Trois journées de reprise de 50 points chacune, suivies d’une journée de décrochage de 200 ou 300 points, n’annoncent rien de bon, surtout si ce scénario se répète semaine après semaine, comme on a pu l’observer au cours des trois derniers mois. Mais une journée ou deux de baisse de 50 ou 100 points, suivies de quelques jours de poussée de 100 ou 200 points, confirment qu’on s’en va dans la bonne direction.

Que nous réservent les prochaines semaines? Je n’en sais strictement rien. Comme vous le savez probablement, j’évite soigneusement de faire des prévisions, sauf devant des certitudes. Il va neiger cet hiver, c’est certain. Plus ou moins que l’hiver dernier? Je n’en sais rien; on verra bien d’ici mars. En attendant, on va s’adapter à la conduite d’hiver, préparer l’auto en conséquence, et chausser des pneus d’hiver. Et n’oubliez pas les essuie-glace, indispensables à une bonne vision de la route.

Et surveillez bien le rallye d’automne en Bourse. Il semble bien amorcé.

André Hains