La confiance revient en Bourse
Après l’explosion des indices boursiers vendredi, et la correction technique de lundi (normale après la poussée trop forte de vendredi), les marchés boursiers ont semblé retrouver leur calme et reprendre confiance hier, avec des baisses beaucoup moins importantes que celles de lundi. La stabilisation devrait se poursuivre aujourd’hui.
Après la fermeture des marchés hier, le vénérable Warren Buffett a en effet annoncé qu’il prenait une première participation de 5 milliards $ (GS) dans la Banque d’affaires Goldman Sachs, assortie d’une autre tranche de 5G$ qu’il pourra acheter au prix convenu d’avance de 115 $ l’action privilégiée, au cours des cinq prochaines années. C’est une entreprise exceptionnelle, a-t-il expliqué, qui sera capable de verser les 10 % d’intérêt prévu sur ses actions privilégiées perpétuelles.
Le célèbre investisseur, probablement le plus respecté au monde, ne fait pas de sentiment en matière de placement. De la vient sans doute une bonne partie de sa crédibilité, et l’influence énorme qu’il exerce sur les marchés.
D’autres géants de l’investissement passent aussi à l’action. Après la banque anglaise Barclays, qui a annoncé la semaine dernière l’acquisition d’actifs américains de Lehman Brothers, c’est maintenant au tour du géant japonais Nomura de se porter maintenant acquéreur des activités européennes de cette entreprise déchue, après avoir fait la même chose avec les activités asiatiques la veille.
Pendant ce temps, le secrétaire au Trésor Henry Paulson (ministre des Finances) et le président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke, accentuent la pression sur les sénateurs et les représentants, pour qu’ils adoptent dès cette semaine le gigantesque plan de 700 G$ pour redresser les marchés financiers. Je vous rappelle que l’administration Bush est républicaine, et les deux chambres du Congrès à majorité démocrate.
En pleine campagne électorale, sénateurs et représentants grincent un peu des dents, en se voyant placés littéralement devant un fait accompli : c’est ça, ou des conséquences encore beaucoup plus graves pour des millions de familles américaines qui s’apprêtent à se rendre aux urnes le 4 novembre. Ces gens élus, dont une partie retournent en élection cette année, tentent donc de donner l’impression qu’ils peuvent bonifier le plan présenté comme la meilleure solution par l’administration Bush.
Autres éléments de stabilisation : le dollar américain a repris de la vigueur hier, et donc le prix du pétrole est reparti à la baisse, comme je l’ai expliqué hier. Le calme après la tempête? Comme d’habitude.
André Hains
- Cliquez ici pour faire un commentaire.







