Congrès sur le vieillissement

Aujourd’hui à Montréal, débute le 9e Congrès mondial sur le vieillissement, présidé notamment par Claude Béland, l’ancien patron du Mouvement Desjardins. Les médias devraient en parler abondamment au cours des prochains jours, et vous devriez suivre cet événement avec attention, car il nous concerne tous.

Le phénomène du vieillissement de la population ne touche pas seulement le Québec ou le Canada, mais la plupart des pays industrialisés. C’est la génération des babyboomers qui soulève cette vague de fond, qui va modifier profondément nos vies pour les vingt prochaines années.

Cette génération a vu le jour dans les vingt ans qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, donc entre 1945 et 1965 environ, en deux vagues successives d’égale longueur. Ceux qui sont nés en 1945, par exemple, ont abordé la soixantaine en 2005, et ils s’interrogent déjà sur leur retraite et le dernier tiers de leur vie.

L’autre jour à la radio, j’ai entendu une collègue journaliste qui revenait de Paris, raconter comment on avait trouvé là-bas une solution intéressante à un problème bien connu ici également : la solitude des femmes. Celles-ci viennent plus longtemps que les hommes, comme nous le rappellent constamment les statistiques.

Les femmes peuvent donc vivre durant plusieurs années, seules dans la grande maison où elles ont éduqué leurs enfants, avec tous les problèmes liés à la solitude : isolement, insécurité face à la maladie et aux accidents, etc. Des groupes d’entraide sociale ont donc pensé à leur trouver une ou deux « pensionnaires », des étudiantes par exemple à la recherche d’une résidence pour quelques années.

L’hébergement peut être gratuit, en échange d’un coup de main pour l’entretien du ménage. La pensionnaire paie ses dépenses personnelles, comme sa nourriture, et peut aussi partager d’autres frais. Dans d’autres cas, la propriétaire peut demander un petit loyer, si elle en a besoin pour arrondir ses fins de mois.

Bref, quand l’imagination s’empare d’un problème, elle finit toujours par trouver des solutions, qui peuvent ensuite s’accommoder de diverses manières. Et quand ces problèmes se posent à toute une génération et dans plusieurs pays, les solutions peuvent se transposer elles aussi, et s’ajuster à différents milieux.

J’attends personnellement avec grand intérêt les comptes rendus de ce congrès. On aura sans doute l’occasion d’y revenir.

André Hains

Sur le meme sujet: