Retour en classe chez Bombardier

Pendant que les étudiants retrouvent le chemin de l’école et du collège, Bombardier recherche quelque 700 nouveaux employés, notamment pour sa nouvelle Cseries annoncée en juillet dernier, au Salon de l’aéronautique de Farnborough. Et il faudra donner beaucoup de cours, là aussi.

Les étudiants qui termineront leur secondaire dans un an ou deux, et leurs aînés qui se demandent déjà dans quel domaine s’orienter au collège, devraient regarder attentivement du côté de l’aéronautique. La grande région de Montréal, troisième place mondiale dans ce domaine, après Seattle (Boeing) et Toulouse (Airbus), emploie déjà des milliers de personnes dans ce secteur en forte croissance, et il faudra en ajouter des milliers d’autres au cours des prochaines années, sans parler du remplacement des plus vieux qui partiront à la retraite dans quelques années.

Le succès attire le succès, disent les spécialistes, et il ne fait aucun doute que l’important projet de la Cseries de Bombardier va entraîner encore d’autres entreprises de ce secteur, dans la région de Montréal. Pratt & Whitney, Héroux Devtech, Bell Hélicoptères et plusieurs autres entreprises, vont continuer d’importer de la main-d’œuvre spécialisée, mais devront aussi compter sur la main-d’œuvre locale pour combler leurs besoins pressants.

Il faudra quelques milliers d’ingénieurs de plus, bien entendu, mais aussi des dizaines de milliers de techniciens qualifiés, qui gagnent déjà des salaires confortables de 50 à 60 000 $ par année, sans compter toute une gamme d’avantages sociaux, et une sécurité d’emploi pratiquement assurée. Contrairement au secteur de l’automobile, celui de l’aéronautique offre des emplois de haute technologie, dans lesquels la formation devient permanente. C’est pour cela que je parlais au début de retour en classe chez Bombardier.

Il ne faut pas croire, cependant, qu’il suffit de frapper à la porte pour obtenir un de ces emplois intéressants et bien rémunérés. Il faut d’abord avoir complété une solide formation de base, à la fin du secondaire et au collège, et démontrer un intérêt marqué pour la formation continue.

Pour obtenir plus d’information à ce sujet, il faut consulter les services d’orientation offerts aux étudiants, et s’informer sur les écoles spécialisées qui dispensent les cours en aéronautique. Ces écoles ouvrent de nouvelles classes pratiquement chaque mois. Elles prennent déjà des inscriptions pour l’hiver prochain, tant la demande est forte du côté des entreprises. Il n’est donc trop tard pour s’informer, et pour s’inscrire.

André Hains

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