Immobilier : la tension baisse
La tension commence à baisser sur le marché immobilier, selon une récente étude du Mouvement Desjardins. Les maisons redeviennent un peu plus abordables.
Depuis le début de l’année, la tension se relâche sur le marché, constate Desjardins, qui vient de publier son étude les conditions d’accessibilité à la propriété, pour le deuxième trimestre. Cet indice repose sur les taux d’intérêt, le prix des maisons, et le revenu disponible des familles.
Les taux d’intérêt ont fortement baissé depuis un an, pour contrer la crise financière causée par l’effondrement du secteur immobilier aux États-Unis, et les abus éhontés du crédit hypothécaire trop facile. Au Canada, le boom économique de l’Ouest et maintenant de Terre-Neuve, a aussi stimulé fortement l’immobilier, mais beaucoup moins qu’au sud de la frontière, de sorte que les prix des maisons ont monté, mais pas aussi follement qu’aux États.
Les conditions d’accession à la propriété se sont quand même resserrées, avec des taux d’intérêt en hausse, depuis deux ou trois ans, et la forte demande pour de nouveaux logements a fait flamber les prix. Ce sont ces deux conditions, principalement, qui ont commencé à se détendre, depuis le début de l’année.
Le marché immobilier revient vers un équilibre, qui s’établit quand on retrouve environ huit à dix vendeurs pour un acheteur. Avec cinq acheteurs pour un vendeur au printemps dernier, on revient donc vers un certain équilibre, mais sans risque d’effondrement des prix, comme au début des années 1990, mentionne l’étude de Desjardins.
Les acheteurs qui attendent un effondrement des prix, risquent donc d’attendre encore longtemps. Mais ceux qui pensent que les prix vont continuer de monter comme ils l’ont fait au cours des dernières années, risquent aussi une grande déception.
Contrairement aux valeurs mobilières (marchés boursiers), où des variations importantes se produisent souvent, les valeurs immobilières suivent des cycles beaucoup plus longs, qui s’étendent souvent sur une décennie. Les propriétaires qui ont vu leur maison prendre 8 à 10 % de valeur par année, au cours des dernières années, devront maintenant se contenter d’appréciations de 3 à 4 % par année, dans la plupart des cas.
Le moment paraît donc propice pour ces heureux propriétaires, de regarder s’ils ne pourraient pas tirer profit de cette situation, et transférer un peu de valeur d’un secteur à l’autre, pour rattraper des contributions REER en retard, par exemple. Il nous fera plaisir de vous expliquer comment faire, si le cœur vous en dit.
André Hains
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